Synopsis
« Il n'y avait pas de peur, dans cet atelier.
Il y avait de la composition. »
À dix-huit ans, Catherine Sellier a été la muse d'Antoine Mérange.
À vingt et un, elle héritait de onze toiles et d'une légende.
Trente ans plus tard, elle règne sur le marché de l'art parisien. Une galerie rue de Seine, une autre à New York, et au fond de la salle un autoportrait qu'elle refuse de vendre : une femme nue qui lit, souverainement indifférente à qui la regarde.
Le soir d'un vernissage, elle trouve sur son bureau une enveloppe. Dedans, une photographie d'elle nue sous la douche, prise la veille, chez elle. Et un mot, signé d'une écriture qu'elle connaît par cœur : celle d'un homme mort depuis trente ans.
Le lendemain, son associée est retrouvée dans la galerie, mise en scène comme un tableau. Puis une autre. Puis une autre encore. Chaque corps composé avec un soin d'atelier. Chaque fois, un poème.
Le commandant Elias Roman comprend très vite que le tueur ne s'adresse pas au monde : il écrit à Catherine. Ce qu'aucun des deux ne comprend encore, c'est pourquoi cette femme qui n'a jamais peur regarde toujours un peu à côté des gens.
Un thriller érotique et psychologique sur le désir, la mémoire et le seul crime dont personne ne se relève : ne pas être regardé.
Elle a passé trente ans à ne jamais lever les yeux.